ConfĂ©rencenationale du handicap | Un discours mobilisateur Ă traduire en actions OrganisĂ©e tous les trois ans, la ConfĂ©rence nationale du handicap sâest dĂ©roulĂ©e le 11 fĂ©vrier 2020 en prĂ©sence du prĂ©sident de la RĂ©publique, de nombreux ministres et acteurs de la sociĂ©tĂ© civile. Jean-Louis Garcia, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration APAJH, Ă©tait prĂ©sent.
InstituĂ©epar la loi du 11 fĂ©vrier 2005, la ConfĂ©rence Nationale du Handicap a lieu tous les 3 ans. A lâoccasion de la JournĂ©e internationale des personnes handicapĂ©es, le 3 dĂ©cembre 2018, sâest rĂ©uni Ă lâElysĂ©e le ComitĂ© de pilotage de la 5e ConfĂ©rence nationale du handicap (CNH). IntitulĂ©e « Tous concernĂ©s, tous mobilisĂ©s », cette confĂ©rence marque la volontĂ©
11fĂ©vrier 2020 - ĂlysĂ©e, Paris (8e)Le SecrĂ©tariat dâĂtat auprĂšs du Premier ministre chargĂ© des Personnes handicapĂ©es annonce la tenue de la ConfĂ©rence nationale du handicap le 11 fĂ©vrier prochain Ă lâĂlysĂ©e, en prĂ©sence du PrĂ©sident de la RĂ©publique.Pour prĂ©parer cette rĂ©union, le ministĂšre propose un challenge LSF sur les
11fĂ©vrier ConfĂ©rence nationale du handicap. 10/02/2020 15 ans aprĂšs la loi importante voulue par le PrĂ©sident Chirac, Hanploi reste mobilisĂ© Ă lâoccasion de la ConfĂ©rence nationale sur le Handicap. Discrimination au travail, harcĂšlement, difficultĂ© de reconnaissance du handicap invisible, est le quotidien de trop nombreux citoyens. Un vrai
Rendezvous le mardi 11 février 2020 à l'Elysée à l'invitation d'Emmanuel Macron qui, à mi-mandat, présidera la Conférence nationale du handicap ( CNH ). Ce sera la 5Úme depuis sa mise en place en 2005, la derniÚre datant en 2016. Les 15 ans de la loi handicap de 2005
12nouveaux engagements ont Ă©tĂ© annoncĂ©s lors de la ConfĂ©rence nationale du handicap (CNH), le 11 fĂ©vrier 2020, pour amĂ©liorer lâinclusion sociale des personnes en situation de handicap. Depuis plus de deux ans, des changements significatifs ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©s dans le champ du handicap. Lâobjectif dâune sociĂ©tĂ© inclusive est le fruit dâune
QcAnC. đ A lâoccasion de la ConfĂ©rence nationale du handicap, Hella Kribi-Romdhane et le collectif citoyen Nous Sommes Massy sâengagent Ă agir pour une ville inclusive et accessible Ă Le handicap nous concerne tous, alors mobilisons-nous ! đ
ï»żMesdames, Messieurs les ministres, Mesdames, Messieurs les parlementaires, Mesdames, Messieurs les Ă©lus. Monsieur le prĂ©sident de l'Association des dĂ©partements de France, Monsieur le prĂ©sident du Conseil national consultatif des personnes handicapĂ©es, Mesdames et Messieurs les prĂ©sidents de l'Association, Mesdames et Messieurs. Je suis ravi d'ĂȘtre parmi vous, trĂšs heureux d'ĂȘtre Ă vos cĂŽtĂ©s juste aprĂšs une signature importante et j'y reviendrai aprĂšs une matinĂ©e d'Ă©changes. En effet, c'est pour moi Ă la fois un plaisir et une fiertĂ© de vous accueillir Ă l'ĂlysĂ©e pour cette cinquiĂšme ConfĂ©rence nationale du handicap. Ce rendez-vous triennal prend cette annĂ©e un relief un peu particulier puisque ce 11 fĂ©vrier marque les 15 ans d'une loi fondatrice, la Loi pour l'Ă©galitĂ© des droits et des chances, la participation et la citoyennetĂ© des personnes handicapĂ©es. Et je remercie Claude CHIRAC de nous faire l'amitiĂ© de sa prĂ©sence, et Ă travers vous, chĂšre Claude, c'est Ă©videmment Ă votre pĂšre, au PrĂ©sident CHIRAC et Ă son legs en la matiĂšre que nous rendons hommage aujourd'hui. Car oui, il y a eu un avant et un aprĂšs, ce texte de loi, mĂȘme si le chemin n'est pas terminĂ©, nous le savons trĂšs bien. Et il y a tout un travail et une mobilisation de la sociĂ©tĂ© qui s'est construit, qui a Ă©tĂ© bousculĂ© suite Ă ce texte. J'ai fait du handicap ma carte blanche, lors de l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Ce n'Ă©tait pas prĂ©vu, certains s'en souviennent peut-ĂȘtre ce soir. Et c'Ă©tait en effet la question qui Ă©tait posĂ©e aux deux candidats, savoir ce qui Ă©tait le plus important pour eux, ce qui n'avait pas Ă©tĂ© Ă©voquĂ© dans le dĂ©bat. Le handicap n'avait pas Ă©tĂ© Ă©voquĂ© dans le dĂ©bat. Et depuis, je n'ai eu de cesse d'agir, dâavoir moi-mĂȘme l'obsession que ces changements soient tangibles pour tous et le Gouvernement, et je remercie la ministre en charge et tous les ministres du Gouvernement qui, Ă ses cĂŽtĂ©s, sont lĂ , d'Ćuvrer au quotidien sur ce sujet si essentiel. Alors je ne m'attarderai pas sur ce qui a Ă©tĂ© annoncĂ© ce matin, ce qui a Ă©tĂ© mis en Ćuvre sous l'impulsion de la ministre depuis 2 ans et demi l'augmentation de 90 euros par mois de l'allocation adulte handicapĂ©, la reconnaissance du droit de vote pour les majeurs protĂ©gĂ©s, l'attribution de droits Ă vie quand les handicaps sont irrĂ©versibles, la mise en place d'une stratĂ©gie nationale pour l'autisme et les troubles du neurodĂ©veloppement, les engagements pris pour transformer en profondeur la sociĂ©tĂ©, l'Ă©cole inclusive, la stratĂ©gie Osons l'emploi ou encore celle pour soutenir les proches aidants. Toutes ces mesures surtout participent d'une philosophie nouvelle oĂč l'on ne considĂšre plus les personnes en situation de handicap comme des figures d'altĂ©ritĂ©, au fond une extĂ©rioritĂ©, eux, mais bien des citoyens Ă part entiĂšre, nous. Des citoyens qui ont droit Ă une vie de dignitĂ©, une vie de libertĂ©, une vie comme les autres au milieu des autres - au fond, comme des citoyens, comme diraient nos amis de l'autre cĂŽtĂ© de l'Atlantique, autrement capables. Ăa ne signifie pas que la RĂ©publique abandonne les plus vulnĂ©rables, celles et ceux qui sont touchĂ©s par les troubles les plus profonds, bien au contraire. Je sais parfois tous les malentendus qu'il y a pu avoir de dire on veut une sociĂ©tĂ© inclusive, mais il y en a, qui de toute façon, compte tenu de la complexitĂ© du cas du niveau du handicap, ne peuvent pas vivre dans l'Ă©cole, au travail et autres. Et le projet auquel je crois, ce que nous poursuivons, n'est pas de ne pas s'occuper ou de moins s'occuper de ces Françaises et ces Français, au contraire. Mais nous affirmons qu'il n'y a pas d'un cĂŽtĂ© les personnes en situation de handicap et de l'autre, celles que le destin, l'existence aurait Ă©pargnĂ©, simplement parce qu'il y a une nation, et c'Ă©tait dĂ©jĂ au cĆur de l'esprit de la loi de 2005. Il y a une nation qui est faite de citoyennes et de citoyens qui, toutes et tous, ont leur vulnĂ©rabilitĂ©, leurs blessures, leurs forces et leurs faiblesses, leurs diffĂ©rences. Et je crois qu'une nation qui sait le reconnaĂźtre, le voir et l'accueillir, le faire vivre, est une nation plus forte. Il nây a pas de nations fortes s'il n'y a pas cette capacitĂ© Ă ce que chacun y prenne sa part. Et je le dis souvent il suffit de voir ce qu'est une classe. Quand un enfant en situation de handicap arrive, le premier rĂ©flexe collectif ça peut ĂȘtre les rires des autres, ça peut ĂȘtre l'incomprĂ©hension, ça peut ĂȘtre ça va ĂȘtre trĂšs compliquĂ©, on n'a pas les moyens de l'accueillir. On n'y arrivera pas ». Et une fois qu'on a mis le collectif dans la situation de dire c'est un enfant de la nation comme les autres, on va s'organiser, on va se donner les moyens », la classe, l'accueil, la classe est plus forte. Mais tous ceux qui ont fait cette expĂ©rience lâont vu dix fois, parce que les autres Ă©lĂšves construisent un regard diffĂ©rent sur la diffĂ©rence, parce que la mĂ©thode d'enseignement change un peu, parce que la bĂȘtise collective a un peu disparu. VoilĂ pourquoi nous avons pensĂ© le format de cette confĂ©rence autour du thĂšme tous concernĂ©s, tous mobilisĂ©s ! » Plus qu'un slogan, c'est une rĂ©alitĂ© nĂ©cessaire et enthousiasmante. VoilĂ pourquoi je voulais vous remercier, toutes et tous, d'ĂȘtre lĂ . Je crois que le premier combat, c'est celui de cette mobilisation et de la capacitĂ© de tous les acteurs Ă travailler ensemble. Je rendais hommage Ă la ministre et aux membres du Gouvernement. Je veux ici avoir un mot pour l'ensemble des associations. On s'est vus la semaine derniĂšre et pour beaucoup, c'est un compagnonnage de longue date, mais je veux vous remercier pour votre travail et votre engagement. Certaines associations reprĂ©sentent, dĂ©fendent, d'autres sont aussi, en plus des acteurs et des transformateurs du quotidien, des acteurs de la sociĂ©tĂ© et je veux ici leur dire toute ma gratitude. Parce que ce sont des combats qui viennent parfois de trĂšs loin. Ce sont des impatiences dont on donne parfois le sentiment qu'on n'y rĂ©pond pas assez vite. Mais Ă cĂŽtĂ© d'eux, c'est la prĂ©sence ici aussi des Ă©lus, des collectivitĂ©s territoriales, j'ai citĂ© bien entendu les dĂ©partements qui jouent un rĂŽle majeur, chĂšre Dominique et de cette convention tripartite qui a Ă©tĂ© signĂ©e tout Ă l'heure et qui est, je crois, vraiment un cap nouveau et j'y reviendrai. Mais l'ensemble des Ă©lus, maires, prĂ©sidents de collectivitĂ©s, des mĂ©dias, des entreprises, des associations, de l'ensemble des citoyens. Parce qu'en parlant du handicap, nous ne parlons pas d'une politique publique particuliĂšre, d'une cause qu'il faudrait dĂ©fendre par habitude, mais nous parlons d'un projet profondĂ©ment rĂ©publicain de fraternitĂ©, de ce qui nous lie, nous unit, de notre capacitĂ© Ă innover, Ă s'adapter, Ă porter le progrĂšs pour tous. Nous parlons de ce que nous sommes, de ce que nous voulons ĂȘtre. C'est pourquoi je veux aussi que cette confĂ©rence sonne comme une mobilisation de toute la sociĂ©tĂ©. Nos parlementaires sont lĂ , qui dĂ©fendent aussi, Ă travers des textes, le suivi de ces textes, ce projet, mais c'est toute la sociĂ©tĂ©. En changeant le regard que nous avons sur nous-mĂȘmes, en traquant la volontĂ© de ne pas voir des uns ou de continuer Ă ne pas voir des autres et en changeant nos habitudes. Un de mes prĂ©dĂ©cesseurs en ces lieux, le gĂ©nĂ©ral de GAULLE, avait une fille, Anne, qui Ă©tait atteinte du syndrome de Down » et dans ses mĂ©moires, il a une phrase trĂšs belle dans laquelle il disait que sans elle il nâaurait sans doute pas fait ce quâil a fait. Ăa dit quelque chose aussi de tout ce que les blessures les plus intimes apportent mais de tout ce quâon appelle aujourdâhui la rĂ©silience, en tout cas la capacitĂ© Ă faire dâune morsure du destin une chance ou une possibilitĂ© de faire diffĂ©remment peut apporter Ă un homme, une Ă©cole, une entreprise, une nation. Et je souhaite que cette confĂ©rence nous donne Ă tous la force prĂ©cisĂ©ment de faire, de bouger les lignes, la force de nous extraire parfois aussi des pesanteurs de lâhabitude. Alors beaucoup de choses ont Ă©tĂ© dites, beaucoup de choses sont lancĂ©es, moi je voulais simplement dans ce propos revenir sur 3 objectifs Ă mes yeux essentiels et que jâĂ©voquais la semaine derniĂšre avec les associations. Parce que nous ne devons pas nous habituer, nous ne devons jamais nous habituer Ă ce que des enfants en situation de handicap soient privĂ©s en effet de la chance dâaller Ă lâĂ©cole, de la joie dâapprendre, du bonheur de tisser des liens. Pour moi le premier objectif, câest quâaucun enfant sans solution de scolarisation ne puisse encore exister au mois de septembre prochain. Câest le premier objectif quâon doit se donner. Alors beaucoup a Ă©tĂ© fait mais il faut quâon regarde oĂč on en est de maniĂšre trĂšs prĂ©cise. Un numĂ©ro dâappel dĂ©diĂ©, Aide Handicap Ă©cole, existe. Il rĂ©pond Ă toutes les questions des familles, je le redonne câest le 0 800 730 123. 0 800 730 123. Et il y, a partout oĂč nous en avons besoin, et j'y reviendrai, ce que nous allons continuer Ă faire, des accompagnants d'Ă©lĂšves en situation de handicap. Je dĂ©teste les acronymes, comme le savent ceux qui travaillent avec moi, on appelle ça des AESH. Ce sont des accompagnants, ce sont des femmes et des hommes qui permettent aux enfants d'aller Ă l'Ă©cole. Former, recruter. Alors le vrai sujet, c'est quâon en manque, c'est quâil nây en avait pas assez, quâil nây en a toujours pas d'ailleurs assez, et qu'on a encore trop d'enfants qui sont en situation de ne pas avoir de solution Ă la rentrĂ©e ou dans l'annĂ©e. En 2017, il y avait 55 000 accompagnants. Il y en aura 66 000 Ă la fin de l'annĂ©e. Donc il y a eu un effort extrĂȘmement important, sans Ă©quivalent sur une pĂ©riode de temps aussi courte. On en a recréé 11 000. En mĂȘme temps quâest-ce qu'on a fait ? On a mieux formĂ©, on les a sĂ©curisĂ©s dans leur statut avec de vrais contrats passĂ©s avec l'Ăducation nationale, parce que souvent c'Ă©tait des contrats trĂšs prĂ©caires et trop courts, pour que ce soit plus durable. Est-ce qu'on a gagnĂ© cette bataille ? Non. Pourquoi ? PremiĂšrement, parce qu'on a encore sur trop de territoires des accompagnants qui ont des contrats Ă temps partiel. Ăa veut dire que, je les croise Ă chaque fois ils me disent j'ai 22h15 de temps de travail ». PayĂ© au SMIC, Ă 22h15, ça ne marche pas. Donc nous devons â Ătat, collectivitĂ©s locales â faire des vraies plateformes d'emplois pour offrir des contrats dignes Ă ces personnes qui accompagnent. C'est le seul moyen de continuer Ă les recruter et les stabiliser dans l'emploi. Sinon en cours d'annĂ©e, c'est tellement dur, ils disent 22h15, je suis payĂ© au SMIC Ă 22h15 » donc ça veut dire quâils ont 700-800 euros par mois. Ils abandonnent ! Et donc ce sont des enfants qui se retrouvent au mois de dĂ©cembre-janvier sans contrat. Donc nous on peut dire on a tout bien fait dans les chiffres, en vrai ». Non, pas en vrai. Donc nous devons travailler Ă la stabilisation de ces personnes, c'est-Ă -dire Ă des contrats plus durables dans l'Ăducation nationale et un travail avec tous les autres employeurs pour qu'on leur donne au moins 35 heures de travail. Pardon, je suis trĂšs concret, mais je me suis aperçu que sur tous ces sujets si on nâest pas concret on peut vite se payer de bonnes paroles. Alors on a des premiers rĂ©sultats. Le nombre d'enfants qui Ă©taient en attente d'un accompagnant a Ă©tĂ© divisĂ© par prĂšs de deux entre 2018 et 2019. On est passĂ© de 15 000 Ă 8 000. Donc on voit les consĂ©quences diviser par deux en une annĂ©e, on peut s'en fĂ©liciter, c'est un formidable travail. Maintenant on doit rĂ©ussir Ă tomber Ă 0. Donc, un, en stabilisant des vrais contrats, des emplois bien payĂ©s, correctement payĂ©s. Deux, on va poursuivre le recrutement. On vise le recrutement de 11 500 accompagnants supplĂ©mentaires d'ici 2022. Il faudra l'ajuster en fonction des besoins mais je veux qu'on se fixe comme horizon de ne plus avoir d'enfants sans solution Ă la rentrĂ©e prochaine. Les 8 000 c'est 8 000 de trop. Et cette solution elle est atteignable si on se mobilise collectivement. Elle est totalement atteignable. Ce n'est pas vrai qu'en France on ne puisse pas dire on en a eu 8 000 en septembre dernier il n'y en aura pas Ă la rentrĂ©e prochaine. Donc simplement il faut de la transparence, de la pression, de la mobilisation collective. Je veux que tous les enfants aient une solution. Ensuite, la solution ce nâest pas forcĂ©ment un accompagnant pour un enfant. Et câest lĂ oĂč le travail se poursuit. Câest que des partenariats se nouent au niveau dĂ©partemental entre lâĂducation nationale et le secteur mĂ©dico-social pour progresser. Parce que parfois câest une forme dâamĂ©nagement ce nâest pas forcĂ©ment un accompagnant pour un enfant, ça va ĂȘtre des services Ă cĂŽtĂ©, câest du temps amĂ©nagĂ©, ça va ĂȘtre du mĂ©dico-social qui travaille mieux avec lâĂ©cole pour que lâenfant qui nâa peut-ĂȘtre pas besoin dâun accompagnant Ă temps plein puisse aller Ă lâĂ©cole parce quâil y a le bon service qui a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© Ă cĂŽtĂ©. Et câest lĂ aussi que le partenariat que vous avez signĂ© ce matin est trĂšs important pour nous. Et ça veut dire aussi mieux former nos enseignants, câest pour ça que dĂšs la rentrĂ©e prochaine un module handicap sera intĂ©grĂ© dans la formation initiale des professeurs des Ă©coles et des enseignants du secondaire. Parce que ce nâest pas donnĂ© Ă tout le monde de savoir aussi accueillir dans une classe un enfant qui a une situation de handicap, qui a des difficultĂ©s et que si on forme mieux les enseignants on a dans certains cas pas forcĂ©ment besoin dâun accompagnant Ă temps plein parce quâon sait mieux sâorganiser soi-mĂȘme, on a Ă©tĂ© formĂ©. Donc pas dâautomatisme, mais il faut quâon fasse mieux sur chacun de ces Ă©chelles. En tout cas, pour moi le premier objectif câest celui-lĂ , il est atteignable si on se mobilise et il suppose donc prise de conscience collective, les moyens Ă mettre, une responsabilitĂ© dâensemble. Le 8 000 de la rentrĂ©e derniĂšre, il doit passer Ă 0. Je sais que le ministre de lâĂducation nationale y est pleinement mobilisĂ©, la ministre aussi, on va continuer, on ne va rien lĂącher. Je veux ici tout particuliĂšrement Ă©voquer la question de lâautisme. Parce que bien souvent ça a Ă©tĂ© l'impensĂ© dans lâĂ©cole et dans le reste de la sociĂ©tĂ©, et la difficultĂ© quâon ne voyait pas, qui Ă©tait mal diagnostiquĂ©e, trop tardivement, avec des problĂšmes quâon ne savait pas gĂ©rer. Pour les enfants autistes et prĂ©sentant des troubles de neurodĂ©veloppement, nous avons mis en place dans le cadre du plan autisme ce forfait diagnostic et intervention prĂ©coce. Câest un point trĂšs important, ça fait partie â je vois Claire qui est lĂ -bas â du plan autisme jusquâĂ 6 ans. Câest le dĂ©but, ça se met en place, il faut maintenant quâon aille beaucoup plus vite. Donc il faut le faire savoir partout, faut lĂ aussi maintenant dĂ©velopper les choses, on nâen a fait que quelques centaines. Or ça ne correspond pas Ă la rĂ©alitĂ© cachĂ©e. Donc on a mis en place ce dispositif, il faut maintenant le faire vivre, lĂ aussi mettre de la pression partout, que le rĂ©flexe soit pris, que quand des enseignants voient une situation dĂ©licate, que dans le mĂ©dico-social on voit une situation dĂ©licate, que dans la famille il y a un doute, on aille vers justement le diagnostic dans les centres qui ont Ă©tĂ© mis en place. Il est sans reste Ă charge pour les familles et câest le moyen le plus efficace de rĂ©pondre Ă ce dĂ©fi. Aujourdâhui, on lâa lancĂ©. Quand je vois le nombre de diagnostics quâon a fait ce nâest pas vrai de dire quâon est Ă plein rĂ©gime 150, câest le dĂ©but. Maintenant, je veux ici en donner la pleine publicitĂ© pour y aller Ă fond. Parce quâon doit aller beaucoup plus vite, beaucoup plus fort. On a 500 enfants qui pourront par cela bĂ©nĂ©ficier justement des sĂ©ances de psychologues, dâergothĂ©rapeutes, de psychomotriciens. Parce que ce qui est trĂšs important derriĂšre, câest non seulement, que ça permet de faire le diagnostic le plus tĂŽt possible, mais ensuite dâouvrir le droit Ă un accompagnement qui nâĂ©tait pas gratuit jusquâalors et Ă des professionnels quâon nâarrivait pas Ă mettre autour de la table ensemble de maniĂšre aussi simple. On doit aller beaucoup plus vite, beaucoup plus fort et lĂ il faut la mobilisation de tout le monde. Donc je compte sur vous. Et on y mettra lĂ aussi tous les moyens quâil faut. Parce quâun enfant quâon diagnostique plus tard, câest un enfant quâon a laissĂ© dans une situation dâĂ©chec scolaire, dont on a laissĂ© la famille dans une situation terrible. Et donc en plus dâun autisme qui nâest pas diagnostiquĂ©, câest un accompagnement qui nâest pas fait et câest de la difficultĂ© sociale, familiale, quâon vient greffer justement sur lâautisme en plus. DĂšs le 1er janvier 2021, ce forfait diagnostic et intervention sera Ă©tendu jusquâĂ 12 ans. Parce que ça ne sâarrĂȘte pas Ă 6 ans et que, comme on ne fait pas tout parfaitement, il se trouve que parfois les indices, les doutes, on le sait bien, arrivent aprĂšs lâĂąge de 6 ans. Il arrive quand on est en classe primaire, et donc il faut pouvoir le faire un peu plus tard, et donc je souhaite quâon puisse Ă©tendre ce diagnostic entre 6 et 12 ans pour quâon ait le diagnostic, le forfait et les prestations lĂ aussi prises en charge pour les familles de 0 Ă 12 ans. Et je veux aussi ĂȘtre trĂšs clair, je veux une deuxiĂšme extension, celle Ă tous les Dys. Parce quâil y a lâautisme, mais il y a aussi toutes les diffĂ©rences quâon connaĂźt qui crĂ©ent de lâĂ©chec scolaire, qui sont, si elles ne sont pas vues, diagnostiquĂ©es et accompagnĂ©es â dyslexie, dyspraxie, etc â lĂ aussi crĂ©ent de lâĂ©chec, de lâisolement et aggravent la situation. Et donc je veux que ce forfait soit ouvert Ă la dĂ©tection de lâensemble des troubles Dys et que ce forfait dâaccompagnement soit ouvert Ă tous ces troubles Dys pour continuer Ă rattraper le retard français parce quâen la matiĂšre, il faut bien le dire, on a un retard, on nâest pas les meilleurs de la classe, loin de lĂ . Et nous ne sommes pas dans les meilleures pratiques. Je souhaite aussi que nous puissions crĂ©er une maison de l'autisme qui sera le lieu ressource pour les familles encore trop souvent dĂ©semparĂ©es, qui permettra lĂ aussi Ă toutes les associations de se retrouver, d'avoir accĂšs aux meilleures pratiques, d'avoir accĂšs Ă la connaissance de toutes ces aides et de ces dispositifs. C'est ce que je souhaitais ajouter sur l'autisme et les Dys, parce que quand on parle d'enfants Ă l'Ă©cole, c'est un sujet je crois lĂ aussi essentiel qu'on avait trop souvent laissĂ© de cĂŽtĂ©. Je suis sĂ»r qu'en plus, on continuera Ă dĂ©couvrir des choses essentielles sur le sujet. Quand on parle d'Ă©cole, lĂ©gitimement, on peut aussi se poser la question de savoir ce qui se passe aprĂšs 18 ans. Je sais que c'est la question qui angoisse beaucoup de jeunes adultes, leurs familles et lĂ aussi, il nous faut penser les continuitĂ©s. Il y en a deux que je voulais Ă©voquer de maniĂšre trĂšs simple. D'abord, chĂšre MichĂšle, il y a ce qu'on appelle l'amendement Creton - pardon de vous interpeller comme ça - qui a constituĂ©, de ce point de vue, une avancĂ©e historique mais qui a permis que des familles ne se retrouvent pas dans cette situation pas seulement ubuesque mais atroce, qui consistait Ă dire le couperet des 18 ans arrive, on vous rend l'enfant ». J'ai reçu beaucoup de courriers sur ce sujet ces derniers temps. Il y a une angoisse qui est nĂ©e, comme quoi on allait toucher Ă ce dispositif. Je vais ĂȘtre trĂšs clair. Non, l'amendement Creton, qui a Ă©tĂ© une avancĂ©e majeure, nous ne reviendrons pas dessus. Pas simplement un acquis. C'est une solution de la continuitĂ© des dispositifs qu'on a. C'est de dire quand on parle d'accompagner des personnes dans des transitions, des changements de vie, on doit permettre de le faire dans le temps. On ne doit pas laisser nos concitoyens sans solution. Donc il ne sera pas touchĂ©. Il n'y aura pas de couperet davantage demain qu'il n'y en a aujourd'hui grĂące au travail et Ă votre mobilisation, Ă 18 ans. Maintenant, aprĂšs 18 ans, il y a une autre chose qui se passe, c'est qu'on sort de l'Ă©cole la plupart du temps pour rentrer dans l'aprĂšs-lycĂ©e et l'enseignement supĂ©rieur. Et lĂ aussi, je souhaite qu'on puisse continuer Ă faire en sorte, pour ceux qui le souhaitent et le peuvent, ils sont de plus en plus nombreux, faire que l'Ă©cole inclusive ne s'arrĂȘte pas au lycĂ©e et que l'enseignement supĂ©rieur le soit aussi. En 2017, il y avait 24 000 Ă©tudiants en situation de handicap. Il y en a 35 000 Ă ce jour. LĂ aussi, il y a un bon historique qui a Ă©tĂ© fait. En 2 ans de temps, on a augmentĂ© de 50 % le nombre d'Ă©tudiants en situation de handicap. Donc ce n'est pas vrai de dire que rien n'a Ă©tĂ© fait sur ce sujet. Je mentirais mĂȘme si je pousse les ministres Ă faire davantage. Je sais qu'on peut faire beaucoup plus, comme le propose JĂ©rĂ©mie BOROY. Je souhaite qu'une grande rĂ©flexion nationale soit lancĂ©e autour de l'intĂ©gration et des parcours des personnes en situation de handicap dans l'enseignement supĂ©rieur parce que je suis convaincu qu'on peut faire beaucoup mieux, comme vous. Ăa c'est le premier objectif ne plus laisser aucun enfant sans solution et permettre pour tous ceux qui le veulent et le peuvent d'aller Ă l'Ă©cole, d'ĂȘtre formĂ©s pour accĂ©der Ă une vie normale. Le deuxiĂšme objectif que je veux nous fixer ce matin, c'est faire en sorte que d'ici 2021, aucune personne en situation de handicap, enfants comme adultes, ne soit laissĂ©e seule dans sa recherche de solutions. Tout le monde ici, je pense connaĂźt ce qu'on appelle l'effet Louise. Lâeffet Louise. Câest cet ouvrage publiĂ© par une maman qui parle de sa fille atteinte de trisomie et qui explique que le handicap, la chose la plus terrible Ă vivre pour elle, ce n'est pas la trisomie de sa fille, c'est le fameux effet Louise », c'est-Ă -dire le systĂšme administratif qui a transformĂ© sa vie en une montagne de photocopies et de certificats mĂ©dicaux. Et c'est vrai. Et je dois dire que Brigitte, comme moi, on reçoit Ă©normĂ©ment de tĂ©moignages en ce sens. C'est quâaux difficultĂ©s de la vie, on a en plus la montagne administrative. Et je le dis dans un paradoxe parce que nos administrations, qu'elles soient d'ailleurs d'Etat, de collectivitĂ©s, enfin tout, on veut tous bien faire. On veut tous apporter une solution, cette espĂšce de paradoxe dans lequel on vit. Mais c'est vĂ©cu par les gens qui sont dans cette situation comme une sĂ©rie de contraintes terribles et la solitude face Ă ces contraintes est un maquis terrible. Quel numĂ©ro il faut appeler, qui il faut aller voir et on me demande un certificat mĂ©dical. LĂ , on nous renvoie Ă tel endroit. Et donc, pour obtenir ce Ă quoi on nous dit qu'on a droit, c'est un parcours du combattant. Alors pour ce deuxiĂšme objectif, je veux quelques principes simples. D'abord, un principe d'accĂšs. Les familles, les personnes doivent savoir tout simplement Ă qui s'adresser. C'est pour ça que j'ai demandĂ© qu'on ait un numĂ©ro unique. Moi, je crois beaucoup à ça. Je crois que ce n'est pas du tout gadget parce que d'abord, ça permet de mettre tout le monde en tension. Ăa permet derriĂšre, de mesurer, de crĂ©er de la transparence. C'est pourquoi je sais que c'est un trĂšs gros travail et que ça fait peur Ă tout le monde et qu'on m'a demandĂ© quelques mois, mais que pour le 1er janvier prochain, j'ai souhaitĂ© qu'on puisse avoir un numĂ©ro d'appel national dĂ©diĂ© Ă l'accompagnement et l'accĂšs aux droits de l'ensemble des personnes en situation de handicap, enfants comme adultes. Ce sera le 360. Sinon, je l'ai dit tout Ă l'heure pour les enfants, je ne me souviens mĂȘme plus moi, du numĂ©ro qu'il faut appeler quand on a un enfant Ă scolariser et on en a 10 comme ça. Et selon qu'on change parfois de dĂ©partement, on a Ă©videmment un numĂ©ro qui est diffĂ©rent, qu'il faut appeler. Donc, il faut un numĂ©ro national unique quand on est dans cette situation, Ă appeler, et on s'organisera pour qu'ensuite ce soit dispatchĂ© entre les plateformes. C'est la responsabilitĂ©, l'unitĂ© qu'on se doit collectivement. Ce numĂ©ro sera relayĂ© sur le terrain par 400 communautĂ©s d'accompagnement parce qu'il y a un trĂšs gros travail qui a Ă©tĂ© fait. Et lĂ -dessus, les dĂ©partements, les associations ont fait un trĂšs gros travail sur le terrain pour simplifier, clarifier les choses, permettre que les acteurs travaillent mieux. 400 communautĂ©s d'accompagnement rĂ©unissent l'ensemble des acteurs locaux du handicap pour mieux se coordonner, pour trouver ces solutions sur le modĂšle de ce qui a Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ©. Il y a plusieurs cas, je vous en avais parlĂ© tout Ă l'heure. Je sais combien M. BUSSEREAU et tous les prĂ©sidents et prĂ©sidentes de dĂ©partement ici prĂ©sents y tiennent. Il y a des bonnes pratiques. L'idĂ©e, c'est maintenant de les gĂ©nĂ©raliser, d'avoir sur le territoire ces 400 plateformes. Elles travailleront avec... On va avoir 400 numĂ©ros. Donc avec un numĂ©ro unique, un numĂ©ro unique, 400 plateformes pour que tous les acteurs sur le terrain se mettent d'accord qu'on ne renvoie pas de l'un Ă l'autre. Et physiquement, moi, je souhaite d'ailleurs que nos fameux France Services soit partout oĂč c'est souhaitable, le lieu d'accueil. Parce qu'il faut un lieu physique oĂč on se met tous ensemble. Il faut, pour les personnes en situation de handicap, que lâon n'ait plus ce chemin du combattant oĂč il faut aller de la mĂȘme DPH Ă la CAF, parfois au PĂŽle emploi, ou voir le DASEN, voir ceci ou voir cela parce que quand on est une famille avec un enfant en situation de handicap ou qu'on est soi-mĂȘme en situation de handicap, on est gĂ©nĂ©ralement le champion de l'acronyme et le recordman du nombre d'administrations ou de cases qu'il faut aller cocher. Donc un numĂ©ro unique derriĂšre 400 plateformes sur le territoire oĂč tous les acteurs se mettent ensemble, ils se dĂ©brouillent pour apporter des solutions, et des endroits physiques, pour que les gens puissent avoir un mĂȘme endroit oĂč aller. Et ça, câest en fonction de la rĂ©alitĂ© locale quâon la dĂ©finira dans les prochains mois. Donc simplicitĂ© d'accĂšs. C'est trĂšs important. Ensuite, c'est, au-delĂ de sa simplicitĂ© d'accĂšs, de travailler ensemble sur le principe d'Ă©galitĂ© rĂ©publicaine. Quel que soit le lieu oĂč vivent les Françaises et les Français en situation de handicap, ils doivent pouvoir bĂ©nĂ©ficier du mĂȘme service et des mĂȘmes droits. Et c'est toute l'ambition de l'accord de confiance qui vient d'ĂȘtre signĂ© entre l'Etat, les opĂ©rateurs et l'Association des dĂ©partements de France. Et je vous en remercie collectivement. C'est trĂšs important parce qu'aujourd'hui, on a trop de diffĂ©rences. J'Ă©voquais tout Ă l'heure l'ouverture des droits Ă vie. AvancĂ©e majeure. On a dĂ©fini 4 situations de handicap. On dit quand on a des droits Ă vie, on va arrĂȘter de demander aux gens de refaire des visites mĂ©dicales, des certificats pour bien confirmer que de maniĂšre rĂ©guliĂšre, ils sont bien aveugles pour avoir droit... C'Ă©tait ridicule. Simplement, je ne sais pas expliquer que ces droits Ă vie soient aujourd'hui accordĂ©s dans 2 % des cas dans un dĂ©partement et 60 % des cas dans un autre dĂ©partement. Et donc il faut qu'on marie la simplicitĂ©, la proximitĂ© qu'offre la prĂ©sence dĂ©partementale et les acteurs locaux avec l'Ă©galitĂ© des droits rĂ©publicaines dans le cadre justement de cet accord. De la mĂȘme maniĂšre, dans certains dĂ©partements, il faut 8 mois pour avoir l'allocation adulte handicapĂ©, 2 mois dans d'autres. Et donc, la garantie des liens instaurĂ©s par l'accord est trĂšs importante. Et donc, ça veut dire lĂ aussi que d'ici la fin d'annĂ©e, on sera mis en situation pour qu'au 1er janvier prochain, aucune demande d'allocation adulte handicapĂ© ne soit traitĂ©e en plus de 3 mois dans aucun endroit du territoire. Et lĂ -dessus, les dĂ©partements pourront compter sur tout le soutien de l'Etat. Je le dis parce quâil ne faut pas, sur ces sujets, envoyer la balle. On mettra en place tous les soutiens parce que parfois, il y a des situations locales qui sont plus compliquĂ©es, oĂč on cumule les difficultĂ©s. Il faut que l'Etat soit aussi au rendez-vous de cette solidaritĂ© rĂ©publicaine. Je le dis lĂ aussi trĂšs clairement. Donc, vous voyez, aprĂšs la simplicitĂ© d'accĂšs, l'Ă©galitĂ© rĂ©publicaine qu'on doit garantir partout. Sur ce point, comme on parle de l'allocation adulte handicapĂ©, je vais faire une clarification. Je la faisais en voyant l'ensemble des associations la semaine derniĂšre. Il y a eu tout un dĂ©bat entre l'allocation adulte handicapĂ© et le revenu universel d'activitĂ©. Quand j'ai proposĂ© de mettre en place le revenu universel d'activitĂ©, je n'ai jamais parlĂ© de l'allocation adulte handicapĂ©. Donc, l'objectif assignĂ© et poursuivi n'est pas de remplacer l'allocation adulte handicapĂ© ou de la diluer dans le revenu universel dâactivitĂ©. Je vais ĂȘtre ici trĂšs clair ça nâarrivera pas. Et donc lâallocation adulte handicapĂ©, qui plus est on vient de la revaloriser, demeurera. Cela nâest pas une situation transitoire, ce nâest pas une situation dâactivitĂ©. Mais il est trĂšs important ceci Ă©tant dit que lâensemble des associations soient prĂ©sentes autour de la table pour dĂ©finir le revenu universel dâactivitĂ©, parce quâil touche aussi des personnes en situation de handicap qui ne sont pas forcĂ©ment Ă lâallocation adulte handicapĂ© mais ont une activitĂ© adaptĂ©e, partielle. Et il faut quâon prenne en compte leur situation quand on dĂ©finit le revenu universel dâactivitĂ©. Donc je souhaite quâelles reviennent Ă la table mais avec un principe ici posĂ© officiellement et clairement jamais lâallocation adulte handicapĂ© ne sera transformĂ©e, diluĂ©e, supprimĂ©e au bĂ©nĂ©fice du revenu universel dâactivitĂ©. A ces principes simples, doivent rĂ©pondre Ă©videmment des solutions trĂšs concrĂštes sur le terrain. Et dans ce deuxiĂšme objectif que je fixais, je veux lĂ aussi aller au bout de ce que nous vous devons. Je parlais tout Ă l'heure des cas les plus concrets et des situations, des cas pardon les plus complexes et de la rĂ©alitĂ© des situations complexes que nous vivons en France. Actuellement, on a 500 personnes en situation de handicap qui quittent chaque annĂ©e la France, la plupart du temps pour la Belgique, faute d'un nombre de places suffisant. C'est ça la rĂ©alitĂ©. Elle n'a pas commencĂ© il y a deux ans et demi mais on ne lâa pas endiguĂ©e. On Ă©tait Ă 5 000 quand j'ai Ă©tĂ© Ă©lu prĂ©sident, on est Ă 8 000. Le rythme se ralentit, on Ă©tait Ă plus 1000 par an, maintenant on est tombĂ© Ă 500. A chaque fois, je vais vous dire ce que je pense trĂšs profondĂ©ment, d'abord ça n'est pas dĂ©cent pour une nation comme la nĂŽtre. Ensuite, ce sont des situations de vie inacceptables parce qu'on oblige des familles, on dit Ă des familles âvotre enfant, bah oui c'Ă©tait trĂšs compliquĂ©, d'autres endroits peut-ĂȘtre savent l'accueillir dans une structure adaptĂ©e, pas chez nous.â Et en plus c'est la collectivitĂ© nationale qui paye parce que ce serait faux de dire qu'on le fait pour des raisons d'Ă©conomie. C'est payĂ© par l'assurance maladie et ça coĂ»te mĂȘme encore plus cher que si on savait le faire en France. Le problĂšme qu'on a, lĂ aussi soyons clairs, c'est qu'on a mis tellement de rĂšgles, on a tellement alourdi nos dispositifs que c'est trĂšs trĂšs long, et beaucoup plus long que chez les voisins, de crĂ©er des places adaptĂ©es. Donc moi je veux qu'on mette volontarisme avec simplification. Je vous le dis parce que je vais un peu bousculer tout le monde, parce que ce n'est pas vrai qu'on va crĂ©er des grands centres comme Ă l'ancienne. Faut aussi lĂ ĂȘtre innovant, il faut crĂ©er des structures plus petites, il faut aller beaucoup plus vite sur les autorisations traditionnelles mais on ne peut pas rester dans cette situation. Et donc je veux absolument que nous nous mobilisions autour d'un but prĂ©cis faire que d'ici la fin de l'annĂ©e 2021 il n'y ait plus aucun dĂ©part contraint de personnes handicapĂ©es vers l'Ă©tranger. C'est complĂštement atteignable. Et qu'on commence Ă baisser et rĂ©pondre Ă toutes les personnes qui ont une situation Ă l'Ă©tranger et les faire progressivement revenir. Pour ce faire, 1 000 places supplĂ©mentaires seront créées d'ici 2 ans en plus des 2 500 dĂ©jĂ prĂ©vues, et en plus des 2 500 places dites passerelles qui sont proposĂ©es pour les personnes qui sont en situation de quitter une structure fixe mais qui ont un peu peur de retrouver une vie entre guillemets normale, ou un milieu trop ouvert, et Ă qui on laisse la possibilitĂ© d'avoir un sas de transition et de pouvoir revenir. Ăa c'est les objectifs de moyens mais l'objectif de rĂ©sultat je lâai assignĂ© trĂšs clairement moi je ne veux plus de dĂ©parts d'ici fin 2021 vers l'extĂ©rieur dans notre pays et je veux qu'on commence Ă ensuite apporter une rĂ©ponse trĂšs claire pour toutes celles et ceux qui sont Ă l'Ă©tranger, pour leur offrir la possibilitĂ© de ramener leurs enfants ou leurs proches sur notre territoire. C'est absolument indispensable. Ne pas nous habituer, et c'est le troisiĂšme objectif que je veux nous assigner, c'est permettre Ă chacune et chacun de vivre une vie digne, une vie libre. Il y a l'Ă©cole, il y a l'accĂšs au droit de maniĂšre beaucoup plus simple, beaucoup plus efficace, y compris pour les cas concrets et complexes. Et puis il y a une vie digne, une vie libre. Qu'est-ce que c'est une vie digne et libre ? C'est Ă©videmment tout ce que je viens d'Ă©voquer quand je parle d'Ă©cole, etc. Mais c'est Ă©videmment ce qu'on a fait pour l'allocation adulte handicapĂ©. On peut s'en satisfaire, c'Ă©tait un engagement que j'avais pris en campagne, c'est lĂ aussi une augmentation historique. Le chemin n'est pas terminĂ© parce qu'on reste sous le seuil de pauvretĂ© - je le dis Ă tous ceux qui expliquent qu'on a Ă©tĂ© trop loin ou qu'on dĂ©pense trop d'argent pour ces allocations on reste sous le seuil de pauvretĂ©, qu'on ne se trompe pas. Donc c'est de continuer Ă aller sur le chemin de l'allocation digne pour toutes les personnes en situation de handicap. C'est l'ouverture des nouveaux droits pour les personnes en situation de handicap le droit de se marier, de se pacser, de divorcer. C'est de progresser sur l'accĂšs Ă la citoyennetĂ©, grĂące Ă l'ouverture du droit de vote pour 3 000 femmes et hommes qui ont pu voter aux Ă©lections europĂ©ennes. C'est de continuer Ă progresser, comme vous le demandez, sur les Ă©lĂ©ments concrets de la citoyennetĂ©, l'accessibilitĂ© des contenus politiques, gouvernementaux -ce qu'on va poursuivre avec lĂ une charte d'engagement et des documents Ă©lectoraux. C'est aussi pour ça que j'assume de ne pas avoir dĂ©matĂ©rialisĂ© les documents Ă©lectoraux. Ăa faisait des Ă©conomies mais ça accroissait l'inaccessibilitĂ© Ă ces documents, mais on doit amĂ©liorer leur accessibilitĂ© pour les personnes en situation de handicap. C'est tout ce qui a Ă©tĂ© lancĂ© ces derniers jours pour le droit Ă une vie sexuelle, c'est de la dignitĂ©, et ça ne doit pas ĂȘtre un tabou dans notre sociĂ©tĂ©, et c'est aussi, et c'est lĂ -dessus que je veux terminer, les sujets de l'emploi, de l'accessibilitĂ© et du fait d'ĂȘtre parent. Quand on parle de vie digne et libre, il y a ces trois sujets qu'on doit aborder. L'emploi, c'est en effet pour toutes celles et ceux qui sont en Ăąge d'accĂ©der Ă un emploi, la dignitĂ©, c'est de pouvoir, de maniĂšre adaptĂ©e, dans le bon cadre, avoir accĂšs Ă un emploi, c'est Ă dire pouvoir aussi tisser des liens, accĂ©der Ă une dignitĂ© dans la vie sociale. Et je sais combien la ministre du Travail y est engagĂ©e, avec la ministre en charge, et combien, sur ce sujet, il y a dĂ©jĂ une mobilisation qui a Ă©tĂ© faite et nous souhaitons avancer. Les ministres ont Ă©voquĂ© la mobilisation aux zones emplois, dĂ©taillĂ© les mesures juridiques et fiscales pour favoriser l'apprentissage, le travail dans les entreprises adaptĂ©es. Et lĂ -dessus, je compte sur vous. Je disais tout Ă lâheure quâil y a une variĂ©tĂ© d'acteurs, ici, qui est prĂ©sente et qui montre que c'est une mobilisation nationale. Pour ça, j'ai besoin des associations, des entreprises, des collectivitĂ©s, c'est-Ă -dire que j'ai besoin que ce ne soit pas simplement une obligation mise dans la loi, avec la possibilitĂ© de payer les pĂ©nalitĂ©s si on ne le fait pas, mais le fait qu'aujourd'hui, on se dise que c'est notre responsabilitĂ© collective si le taux de chĂŽmage chez les personnes en situation de handicap reste deux fois supĂ©rieur Ă la moyenne nationale. Et donc en s'appuyant sur les ESAT, les entreprises adaptĂ©es, nous devons profondĂ©ment transformer les choses, profondĂ©ment. Et donc je souhaite que nous puissions Ćuvrer, avec les collectivitĂ©s territoriales, sur plus d'achats inclusifs, sur plus de contractualisation avec ces structures adaptĂ©es, sur les clubs que nous avons lancĂ© "la France, une chance", partout sur le territoire pour mobiliser les entreprises et sur le travail que le Haut commissaire Ă l'inclusion dans l'emploi auprĂšs de la ministre, Monsieur GUILLUY, va mener sur ce sujet. C'est indispensable, et lĂ aussi, ça n'est pas un texte, ça n'est pas simplement un dĂ©cret, c'est une mobilisation de tous et de toutes. Je sais combien le Gouvernement y est engagĂ©, combien a Ă©tĂ© fait sur ce sujet, il faut maintenant qu'on passe, si vous m'autorisez cette expression, Ă la surmultiplier. La vie digne et la vie libre, c'est ensuite l'accessibilitĂ©. Elle Ă©tait au cĆur de la loi de 2005 et elle n'est pas encore la rĂšgle, loin de lĂ . On oublie trop souvent ce qui se cache derriĂšre cette situation. Ce sont des souffrances, des humiliations quand on ne peut pas se dĂ©placer parce que le bus n'est pas aux normes, qu'on ne peut pas entrer dans un commerce, qu'on ne peut pas avoir accĂšs Ă une administration, ou un service public, oĂč on vous demande parfois d'aller pour dĂ©fendre vos propres droits ou y avoir accĂšs. LĂ aussi, on doit inverser la donne. Les textes ont Ă©tĂ© pris - je ne vais pas vous dire qu'on va faire des lois, elles existent. La question, c'est comment on se met en situation collectivement de les appliquer. Alors, je veux d'abord ici lancer un appel trĂšs solennel. Nous sommes dans un contexte, et je crois que c'est ma fonction et mon rĂŽle de le faire, celui des Ă©lections municipales, et je veux ici lancer un appel Ă tous les candidats et les engager Ă penser, dans leur programme, la commune inclusive sans laquelle il n'y a pas de sociĂ©tĂ© inclusive. Je compte sur eux et nous comptons tous sur eux, et je crois que ça doit ĂȘtre un sujet de campagne des municipales. Il faut juger les candidats Ă leur capacitĂ© Ă apporter des rĂ©ponses concrĂštes, tangibles, rĂ©alistes. Ăa ne peut pas ĂȘtre un sujet qui a disparu des campagnes municipales. Ăa ne peut pas ĂȘtre un sujet oĂč je vois mĂȘme parfois certains qui se targuent d'avoir complĂštement abandonnĂ© la chose et de dire "ce n'est pas possible et moi, je ne vais pas dĂ©penser l'argent de la commune lĂ -dessus". C'est inadmissible, et donc ça doit ĂȘtre une pression citoyenne. Notre sociĂ©tĂ© montre aujourd'hui combien, quand elle se mobilise, elle sait faire bouger les choses, le lĂ©gislateur, le Gouvernement, le PrĂ©sident de la RĂ©publique. J'ai le droit d'ĂȘtre moi-mĂȘme le lanceur d'alerte sur ce sujet. C'est parfois plus efficace que de faire des lois. Que les citoyens se saisissent de ce sujet de la commune inclusive, qu'ils aillent bousculer tous les candidats pour que les choses se fassent et on va devoir nous aussi, collectivement, se mettre en situation, je le dis trĂšs clairement, pour l'ensemble des bĂątiments publics Ătat de le faire parce que nous ne sommes pas au rendez-vous de cette l'inclusivitĂ©. J'ai demandĂ© Ă ce que, non seulement un audit soit fait mais une transparence soit Ă©tablie avec maintenant un calendrier concret. Et je crois beaucoup pour valoriser les bonnes pratiques, qu'au label de qualitĂ© d'usage, tel que je vous l'ai proposĂ© monsieur le PrĂ©sident, parce qu'ils sont une maniĂšre aussi de valoriser les bonnes pratiques et de montrer un chemin. Mais nous devons avoir un Ătat exemplaire, des collectivitĂ©s locales exemplaires sur ce sujet. Et la vie libre et la vie digne enfin, c'est le droit d'ĂȘtre parent. Je refuse qu'en France, des personnes renoncent Ă devenir pĂšre ou mĂšre en raison de leur handicap. C'est pourquoi je souhaite accĂ©der Ă une revendication que je sais, portĂ©e depuis de nombreuses annĂ©es par beaucoup d'associations et beaucoup d'entre vous. DĂšs le 1er janvier 2021, l'aide humaine et les aides techniques nĂ©cessaires aux parents handicapĂ©s d'enfants ĂągĂ©s de 0 Ă 7 ans sera intĂ©grĂ©e Ă la prestation de compensation du handicap. Par ailleurs, il sera aussi mis fin Ă cette situation absurde oĂč ceux qui assistent les personnes pour prendre leurs repas ne peuvent pas prĂ©parer leurs repas, laver leur assiette, accompagner leur vie quotidienne. Je souhaite qu'on simplifie ce qu'il y a derriĂšre cette prestation. Et je vais ĂȘtre trĂšs clair, c'est l'Ătat qui doit financer, accompagner cette transformation. Elle ne saurait, dans la charge financiĂšre qu'elle reprĂ©sente, ĂȘtre laissĂ©e aux dĂ©partements ou ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme appartenant Ă cette prestation de compensation du handicap. Sur ce sujet, nous devons prendre nos responsabilitĂ©s pleine et entiĂšre. VoilĂ , mesdames et messieurs, je ne serai pas plus long sur ces trois objectifs Ă nous assĂ©ner collectivement et de maniĂšre trĂšs pratique, trĂšs concrĂšte et pardon d'ĂȘtre parfois un peu descendu dans l'arĂšne, mais j'ai peur que vous y viviez dans l'arĂšne. Et donc, c'est trop facile de tenir des propos d'estrade ou de proposer des textes qui valent pour l'avenir, si je ne prends pas Ă hauteur de ce sur quoi je peux vous rendre compte, quelques engagements concrets. Madame la ministre est revenue tout Ă l'heure et dans le cadre d'un travail remarquable qu'elle effectue, a reprĂ©cisĂ© tout ce qui a Ă©tĂ© fait et aussi beaucoup d'autres dĂ©cisions qui sont prises. Et en conclusion, je veux simplement, en concluant, pardon, je veux simplement Ă©voquer deux sujets de plus long terme qui dĂ©passent le simple cadre de ce quinquennat ou qui font l'objet de beaucoup de dĂ©bats et qui vous touchent. D'abord, le sujet des retraites. Pour assurer chacune et chacun, oui, la situation particuliĂšre des travailleurs handicapĂ©s sera bien sĂ»r prise en compte dans le futur systĂšme, avec la possibilitĂ© de partir plus tĂŽt sans dĂ©cote. Elle est prĂ©vue dans les textes et lĂ -dessus, je l'ai re-Ă©voquĂ© avec les associations. Il nây a Ă©videmment pas de changement sur ce sujet, au contraire, une amĂ©lioration. Et oui, les congĂ©s des proches aidants ouvriront bien sĂ»r des droits. Et pour moi, l'un des objectifs de cette rĂ©forme de notre systĂšme de retraite et de refondation, c'est de prendre en compte justement la situation des aidants et de reconnaĂźtre la part d'activitĂ© qui est la leur dans les droits qui sont ouverts. Les dĂ©putĂ©s de la majoritĂ© ont par ailleurs proposĂ© deux Ă©volutions augmenter les droits des parents ayant des enfants handicapĂ©s et faciliter pour les personnes en situation de handicap la transition de l'emploi vers la retraite au travers d'un dispositif de retraite progressive, je ne veux pas prĂ©empter les votes Ă venir, mais je veux dire que je souscris trĂšs profondĂ©ment assez Ă ces deux avancĂ©es. Et ensuite, il y a au-delĂ de ça la question du vieillissement. Je dis ça parce que beaucoup des sujets que nous avons Ă affronter aujourd'hui, pas simplement en la matiĂšre, mais beaucoup des sujets sociaux que nous avons Ă affronter, sont parfois liĂ©s au fait que notre sociĂ©tĂ© n'a pas voulu voir des Ă©volutions qui Ă©taient Ă l'Ćuvre pour anticiper. C'est ce qu'on connaĂźt sur la dĂ©pendance. Nous aurons Ă y revenir dans les prochains mois. C'est ce que l'on connaĂźt d'ailleurs sur notre enfance qui est en difficultĂ© et lĂ aussi, les dĂ©partements gĂšrent, c'est que le systĂšme a bougĂ©, a Ă©voluĂ© ces 20 derniĂšres annĂ©es et on est en train de dĂ©couvrir aujourd'hui un fait nouveau, c'est que les enfants qui sont Ă lâASE d'aujourd'hui ne sont pas ceux d'il y a 20 ans. Pour revenir Ă notre sujet, il y a un sujet touchant le handicap qui est en train de se transformer, sur lequel je n'ai pas parlĂ© jusque lĂ et qu'il nous faut commencer Ă apprĂ©hender dans nos rĂ©flexions et y rĂ©pondre, c'est le vieillissement. Il y a 30 ou 40 ans, beaucoup de personnes en situation de handicap mouraient jeunes. Et on sait ensuite que progressivement, leurs parents ont eu une angoisse et qu'ils allaient vivre sans eux et la sociĂ©tĂ© a commencĂ© Ă accompagner. Et aujourd'hui, et c'est un formidable progrĂšs de notre organisation collective, on va et on a dĂ©jĂ Ă vivre le vieillissement des personnes en situation de handicap. Nous ne pouvons pas faire comme si tout Ă©tait prĂ©vu dans notre systĂšme pour cela. Ce n'est pas vrai. Et donc, on ne peut pas laisser notre organisation nationale faire comme si nos EHPAD d'aujourd'hui pouvait trĂšs facilement accueillir les personnes en situation de handicap. Comme si les structures, oĂč il manque dĂ©jĂ des places, allaient pouvoir les garder jusqu'Ă la fin de la mĂȘme maniĂšre. Et donc, il nous faut lancer dĂšs aujourd'hui une rĂ©flexion profonde, trĂšs structurante sur le vieillissement des personnes en situation de handicap, adapter les modes d'accompagnement, penser les solutions mĂ©dicales, sociales, aussi les innovations, mais anticiper sur les consĂ©quences de cette rĂ©volution en la vivant comme une chance et en l'accompagnant avec humanitĂ©. Beaucoup des dĂ©fis qu'on a Ă vivre aujourd'hui, on les vit avec angoisse, en ne regardant pas que ces dĂ©fis n'existaient pas il y a 20 ou 30 ans parce qu'on avait moins progressĂ©. Et donc, ces dĂ©fis sont une chance. Il faut simplement s'en donner les moyens et les apprĂ©hender avec humanitĂ©. Mais sur les retraites et le vieillissement, voilĂ les deux points que je voulais faire, permettez-moi pour conclure, de m'adresser Ă travers vous Ă toutes les Françaises et tous les Français, pour leur dire, au fond que tout ce que je viens de dire aujourd'hui, tout ce que vous faites Ă longueur d'annĂ©e, ça les concerne tous. Ils sont tous concernĂ©s et doivent tous se mobiliser. Et ce que je voudrais lancer aujourd'hui, c'est vĂ©ritablement un appel Ă la mobilisation nationale. Le handicap ne touche pas simplement 12 millions de Françaises et de Français, bien plus si l'on prend en compte les familles. Chacun d'entre nous peut y ĂȘtre confrontĂ©. Chacun d'entre nous, Ă un moment de sa vie, peut y ĂȘtre confrontĂ© de maniĂšre transitoire ou irrĂ©versible. Et donc, nous ne devons jamais ĂȘtre de ceux qui dĂ©tournent le regard ou ĂȘtre de ceux qui consisteraient Ă dire qu'il s'adapte, ça n'est pas Ă nous de nous adapter ou de changer ». Le DuoDay favorise, accĂ©lĂšre la nĂ©cessaire conversion des regards. J'ai retrouvĂ© avec bonheur Jocelyn et EugĂ©nie qui m'avaient accompagnĂ© ces 2 derniĂšres annĂ©es, mais le DuoDay, ça doit ĂȘtre chaque jour. Chaque jour, nous devons nous mobiliser pour construire une sociĂ©tĂ© pour tous, avec tous, comme vous avez Ă©tĂ© si nombreux Ă le faire en contribuant sur la plateforme mais je crois trĂšs profondĂ©ment que c'est un sujet qui touche tous les Français et aux personnes en situation de handicap dans cette salle et partout dans le pays, je veux ici dire trĂšs solennellement que la RĂ©publique sera toujours Ă leurs cĂŽtĂ©s et qu'Ă chaque fois qu'il y a une difficultĂ©, une impasse, une Ă©preuve, qu'il n'ajoute pas Ă une forme de culpabilitĂ©, Ă ce qu'il vive, c'est la nĂŽtre de culpabilitĂ©, pas la leur. Eux, ils ont Ă croire dans leurs rĂȘves. Votre diffĂ©rence, ça n'est pas celle que nos regards, trop habituĂ©s aux normes, croient voir. Votre diffĂ©rence, c'est votre potentiel. C'est cette force d'Ăąme qui est parfois enfouie dans chaque personne et chaque famille qui a Ă vivre ces situations un peu diffĂ©rentes et particuliĂšres et qui peut apporter aux autres, en ce qu'elles leur font voir diffĂ©remment le quotidien de la rĂ©alitĂ©, c'est ce qui fait que quand on a un enfant dont on a Ă s'occuper, quand on a une personne qu'on a Ă accueillir, ça donne aussi un sens au quotidien. Ăa nous permet de continuer Ă innover, Ă changer nos vies, Ă grandir. Croyez dans vos talents, croyez justement dans vos rĂȘves parce que la nation doit toujours ĂȘtre lĂ pour les accompagner, accompagner les parcours, les efforts et tendre la main. Vous ĂȘtes des combattants, je le sais, mais votre combat, c'est celui de la RĂ©publique, trĂšs profondĂ©ment. Le combat de la fraternitĂ©, c'est un combat rĂ©publicain. Ă chaque fois qu'il est perdu, c'est une petite dĂ©faite de la RĂ©publique. Ă chaque fois qu'il est Ă relever, c'est Ă nous tous de vous aider Ă croire Ă vos rĂȘves, de les porter, de les continuer. Et donc on le fera, croyez-moi, avec force et dĂ©termination parce que c'est ainsi que la RĂ©publique française est faite solidaire, fraternelle, humaine, tout simplement. Et nous serons au rendez-vous. Vive la RĂ©publique et vive la France !
12 nouveaux engagements ont Ă©tĂ© annoncĂ©s lors de la ConfĂ©rence nationale du handicap CNH, le 11 fĂ©vrier 2020, pour amĂ©liorer lâinclusion sociale des personnes en situation de handicap. Depuis plus de deux ans, des changements significatifs ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©s dans le champ du handicap. Lâobjectif dâune sociĂ©tĂ© inclusive est le fruit dâune mobilisation collective de tous les acteurs de la sociĂ©tĂ©, Etat, dĂ©partements, associations, professionnels de santĂ©, entreprises, mĂ©dias, citoyens⊠La 5e ConfĂ©rence nationale du handicap est lâoccasion dâinitier une nouvelle dynamique. Scolarisation des enfants, emploi, retraite, accessibilitĂ©, accompagnement, etc., autant de domaines oĂč lâĂtat a dĂ©cidĂ© de porter lâeffort sur la deuxiĂšme partie du quinquennat. AprĂšs les 3 milliards engagĂ©s de 2017 Ă 2020, ce sont 600 nouveaux millions supplĂ©mentaires qui sont investis sur de nouveaux engagements pour amĂ©liorer la vie des personnes en situation de handicap. 12 ENGAGEMENTS Des mesures pour lâĂ©cole inclusive 45 nouvelles unitĂ©s dâenseignement autisme viendront porter Ă 270 celles dĂ©jĂ prĂ©vues par la stratĂ©gie nationale sur le quinquennat. Tous les enseignants seront formĂ©s fin 2020. Ă compter de 2021, la durĂ©e dâaccompagnement spĂ©cifique pour les enfants les plus en difficultĂ© sera renouvelable 12 mois. Favoriser lâemploi dĂšs 2020 le plafond dâheures pour le cumul de lâAAH avec des contrats Ă temps partiels sera relevĂ© de 17,5 h Ă 24 heures. LâaccĂšs aux emplois passerelles » CDD Tremplin vers le milieu ordinaire de travail sera facilitĂ©. Concernant lâapprentissage, lâobjectif est de 10 000 apprentis dâici Ă 2021. Prendre en compte le handicap dans le systĂšme universel des retraites les dĂ©parts anticipĂ©s Ă la retraite seront pris en compte. Les parents dâenfants handicapĂ©s pourront bĂ©nĂ©ficier dâune majoration spĂ©cifique pour la retraite, Ă hauteur de 5 %. AccĂ©lĂ©rer la mise en accessibilitĂ© universelle lâenjeu est dâintĂ©grer lâaccessibilitĂ© dans le quotidien de tout citoyen. 1 000 ambassadeurs du service civique seront mobilisĂ©s pour accompagner les personnes en situation de handicap dans les lieux publics gares, bibliothĂšques, commercesâŠ. La communication gouvernementale sera 100 % accessible les comptes rendus des conseils des ministres et les principaux discours du Premier ministre seront sous-titrĂ©s sous 24 heures dâici Ă fin du 1er trimestre 2020 et traduits en langue des signes fin du 1er semestre. Dans les secteurs de lâaudiovisuel et du numĂ©rique, plusieurs dispositions seront dĂ©ployĂ©es pour Ă©tendre lâaccessibilitĂ©. Lancer une grande campagne de sensibilitĂ© aux handicaps en 2025 objectif changer lâimage du handicap et valoriser lâapport des personnes en situation de handicap dans la sociĂ©tĂ©. Un numĂ©ro unique de prise en charge en 2021, le numĂ©ro unique, le 360 » permettra aux personnes en situation de handicap de bĂ©nĂ©ficier dâun rĂ©seau de prise en charge par des Ă©quipes dĂ©diĂ©es. Dâici Ă 2022, 400 Ă©quipes seront créées. Stopper lâexil vers la Belgique crĂ©ation de 1 000 places supplĂ©mentaires dans trois rĂ©gions prioritaires Ăle-de-France, Hauts-de-France, Grand-Est, en plus des 2 500 places programmĂ©es pour 2021-2022. SĂ©curiser les projets de vie pour accompagner les enfants dans le franchissement des Ă©tapes importantes de leur parcours scolaire passage dâun Ă©tablissement spĂ©cialisĂ© Ă lâĂ©cole ordinaire, de lâĂ©lĂ©mentaire au collĂšge ou les adultes dans leur parcours professionnel transition entre lâĂtat et lâemploi accompagnĂ© en entreprisesâŠ, 2 500 places seront créées en Ă©tablissements ou dans les services. Une meilleure prise en charge de la rééducation par lâAssurance maladie une meilleure prise en charge sociale de la rééducation sans reste Ă charge est Ă lâĂ©tude. Elle doit aboutir avant 2022. La Prestation de compensation de handicap PCH sera Ă©tendue extension de lâaide Ă lâalimentation, les besoins relatifs Ă la parentalitĂ©. DĂ©velopper lâinnovation technologique au service de la vie quotidienne un grand programme national sera financĂ© par le Plan dâinvestissement dâavenir PIA Ă hauteur de 30 millions. 4 domaines communiquer, apprendre, se dĂ©placer et vivre chez soi. Raccourcir les dĂ©lais de traitement toutes les personnes ayant un handicap irrĂ©versible auront des droits Ă vie » pour lâAAH et lâAEEH jusquâau 20 ans de lâenfant, la RQTH et la CMI. Pour la PCH, ces droits Ă vie seront effectifs Ă compter de mi-2020. LES CHIFFRES CLEFS Le handicap concerne 1 Français sur 5, soit 4,3 millions de personnes. 1 Français sur 6 aide un proche ĂągĂ© ou handicapĂ©, soit 8 Ă 11 millions de personnes. Les dĂ©penses en faveur des personnes en situation de handicap sâĂ©lĂšvent Ă 46,6 milliards dâeuros, soit 2,2 % du produit intĂ©rieur brut français. 1 200 000 bĂ©nĂ©ficiaires de lâallocation aux adultes handicapĂ©s AAH en 2019. Presque 300 000 bĂ©nĂ©ficiaires de la prestation de compensation du handicap en 2017. 287 440 bĂ©nĂ©ficiaires de lâallocation dâĂ©ducation de lâenfant handicapĂ© AEEH en 2019. Les Maisons dĂ©partementales des personnes handicapĂ©es MDPH rĂ©pondent chaque annĂ©e Ă plus de 4,5 millions de demandes dĂ©posĂ©es par un peu plus de 1,7 million de personnes.
ACTUALITES HANDICAP23 janvier 2020 En 2020, de nouvelles améliorations pour faciliter le quotidien des personnes handicapées. Parce que le handicap est l'une des priorités du quinquennat, de nombreuses mesures ont été mises en place depuis 2017. Mais le Gouvernement souhaite aller plus loin et créer une véritable société de choix pour les personnes handicapées. Le 3 décembre 2019, à l'issue du 3Úme Comité Interministériel du Handicap CIH, le gouvernement a annoncé la tenue d'une Conférence Nationale du Handicap présidée par le Président de la République, qui sera organisée le 11 Février 2020. Il s'est également fixé comme objectif la mise en oeuvre de 22 nouvelles mesures concrÚtes pour faciliter le quotidien des personnes handicapées.
Retrouvez ici l'intĂ©gralitĂ© de notre live10h41 Le procĂšs sur le meurtre du petit Tony a Ă©tĂ© suspendu devant les assises de la Marne ce matin, le temps de l'examen par la cour de la demande de renvoi formulĂ© par les avocats de la dĂ©fense, indique France Bleu La demande de mise en libertĂ© de Willy Bardon a Ă©tĂ© rejetĂ©e par la justice, indiquent ce matin nos confrĂšres de France Bleu Picardie. L'homme de 45 ans a Ă©tĂ© condamnĂ© en dĂ©cembre 2019 pour le meurtre d'Elodie Kulik.V. PASQUIER / FRANCE TELEVISIONS10h31 Selon lui, il est "trop tĂŽt" pour affirmer que ces feux sont d'origine criminelle "mais il y a des choses qu'on a du mal Ă expliquer". "Tous les feux ne sont pas d'origine naturelle", a soulignĂ© François Les flammes continuent Ă progresser Ă Olmeta-di-Tuda et un autre incendie s'est dĂ©clarĂ© aux alentours de 9 heures Ă Olmo, a ajoutĂ© le Environ "460 personnes" sont "engagĂ©es sur le terrain" pour lutter contre plusieurs incendies qui se sont dĂ©clarĂ©s en Haute-Corse, a indiquĂ© ce matin sur franceinfo le prĂ©fet du dĂ©partement François Ravier. Il y a, selon lui, "cinq points, dont trois qui sont heureusement en cours de stabilisation, avec le vent actuel et son orientation".10h18 "A ce stade, aujourd'hui, nous restons sur l'hypothĂšse qui a fait l'objet d'une communication ..., l'hypothĂšse accidentelle. Nous n'excluons jamais rien dans une enquĂȘte mais ce que l'on peut dire c'est qu'il n'y a pas d'Ă©lĂ©ment nouveau aujourd'hui qui accrĂ©diterait une hypothĂšse criminelle."Remi Heitz, le procureur de Paris, est revenu sur l'incendie de Notre-Dame de Paris ce matin sur Europe Le procureur de Paris RĂ©my Heitz a indiquĂ© ce matin qu'il n'y avait "pas d'Ă©lĂ©ment nouveau" accrĂ©ditant l'hypothĂšse criminelle dans l'enquĂȘte sur l'incendie de Notre-Dame de Vous avez repĂ©rĂ© une fake news ou vous vous interrogez sur la vĂ©racitĂ© d'une information ? Laissez-nous un commentaire prĂ©cĂ©dĂ© de VRAIOUFAKE et nos journalistes enquĂȘteront !10h02 La secrĂ©taire d'Etat s'est en effet dĂ©clarĂ©e "favorable Ă ce qu'on puisse accompagner [la] vie intime, affective et sexuelle" des personnes en situation de Dans un communiquĂ© publiĂ© ce mardi, le Haut Conseil Ă l'Ă©galitĂ© HCE s'oppose "fermement Ă la proposition d' pour les personnes handicapĂ©es" Ă©voquĂ©e par la secrĂ©taire d'Etat chargĂ©e des Personnes handicapĂ©es Sophie La "victoire" de la RĂ©volution islamique est "insupportable" pour les Etats-Unis, a dĂ©clarĂ© Hassan Rohani lors de cet Les cĂ©lĂ©brations marquent le jour oĂč la RĂ©publique islamique a Ă©tĂ© instaurĂ©e aprĂšs le retour d'exil de l'ayatollah Khomeiny Ă la suite du dĂ©part du shah, Mohammad Reza Pahlavi. L'Etat a appelĂ© les Iraniens Ă se rendre en masse au rassemblement, alors que l'annĂ©e Ă©coulĂ©e a Ă©tĂ© marquĂ©e par une sĂ©rie de tensions, dont celles entre les Etats-Unis et l'Iran.Atta KENARE / AFP10h08 Des milliers d'Iraniens se sont rassemblĂ©s mardi pour le 41e anniversaire de l'instauration de la RĂ©volution islamique, pour afficher leur unitĂ© Ă un moment oĂč l'Iran est sous la pression constante des Etats-Unis. "Mort Ă l'AmĂ©rique", "Nous rĂ©sisterons jusqu'Ă la fin", pouvait-on lire sur certaines des Les deux groupes sont mis en demeure "en raison du non-respect de certaines des exigences relatives au recueil du consentement Ă la collecte des donnĂ©es de consommation issues des compteurs communicants Linky, ainsi que pour une durĂ©e de conservation excessive des donnĂ©es de consommation", prĂ©cise le communiquĂ© du gendarme français des donnĂ©es La Cnil leur donne trois mois pour mettre en conformitĂ© la maniĂšre dont ils gĂšrent la collecte des informations personnelles des consommateurs par les compteurs communicants La Cnil met en demeure EDF et Engie pour non-respect de certaines conditions de recueil du consentement concernant les donnĂ©es des compteurs Linky09h31 Voici quelques autres photos de Bagdad sous la neige Mohammed SAWAF / AFP09h22 Bagdad s'est rĂ©veillĂ©e ce matin sous la neige, un phĂ©nomĂšne rarissime dans ce pays du Moyen-Orient davantage habituĂ© Ă souffrir de la chaleur extrĂȘme et qui n'avait connu qu'un prĂ©cĂ©dent en plus d'un siĂšcle, en 2008.Mohammed SAWAF / AFP09h31 "Les nouvelles sont mauvaises. Fariba est extrĂȘmement faible, marche trĂšs difficilement, continue Ă parler Ă peu prĂšs clairement. Roland, lui, est trĂšs touchĂ© psychologiquement. Lui ne parle pas persan, il est arrivĂ© en touriste, et cinq minutes aprĂšs il Ă©tait arrĂȘtĂ© et mis en prison sans explication. "Bernard Hourcade est membre du comitĂ© de soutien Ă Fariba Adelkhah et Roland Marchal, arrĂȘtĂ©s Ă TĂ©hĂ©ran le 5 juin Bernard Hourcade, directeur de recherche Ă©mĂ©rite au CNRS et membre du comitĂ© de soutien Ă Fariba Adelkhah et Roland Marchal, tous deux arrĂȘtĂ©s Ă TĂ©hĂ©ran le 5 juin 2019, a dĂ©noncĂ© ce matin sur franceinfo "les mĂ©thodes de voyou" de l'Ătat iranien et les accusations stupides portĂ©es Ă l'encontre des deux chercheurs français.<span id="selection-marker-1" class="redactor-selection-marker"></span>
conference nationale du handicap 11 février 2020